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Le Club de la Chasse et de la Nature entend faire perdurer la culture cynégétique à travers la valorisation d’un patrimoine riche et parfois trop méconnu

Écrivain de nombreux ouvrages où il décrit ses passions, François Sommer a toujours défendu la littérature cynégétique. C’est pour rendre hommage à son mari que Jacqueline Sommer crée en 1980 le prix littéraire François Sommer, honorant ainsi chaque année une œuvre inédite qui traite des rapports entre l’homme et la nature. La Fondation encourage ainsi les romans et les essais qui apportent un regard nouveau sur la chasse. Elle contribue à dynamiser les débats et à encourager les réflexions philosophiques, sociologiques et historiques.

Bibliophiles et grands lecteurs, le couple Sommer s’est toujours engagé à promouvoir des œuvres qui mettent en lumière les relations humaines, le monde sauvage et les écosystèmes naturels. Aujourd’hui, le Club défend le patrimoine littéraire et contribue à la découverte de textes anciens. Il fait la promotion du fond ancien de la bibliothèque de la Fondation à travers un ensemble unique d’ouvrages. On retrouve des archives, des livres anciens, des catalogues de collections, des revues et des photographies. Certains ouvrages très précieux ont une valeur historique inestimable.

La littérature cynégétique contemporaine est également valorisée à travers un certain nombre d’essais. Dernièrement, plusieurs parutions sont venues enrichir la culture cynégétique, dont une passionnante biographie signée Philippe Dulac. Consacrée à Jacques d’Yauville, Vie au service du Roi. D’Yauville, Commandant de la vénerie de Louis XV est à la fois un portrait et une étude sur la pratique de la vénerie royale. Jean-Paul Widmer vient également de publier un ouvrage qui prend cette fois-ci comme objet la République. Dans Dernières chasses présidentielles. Vingt ans à la tête de Rambouillet et de Marly, l’ancien chef du service de l’ONF à Rambouillet revient sur ses souvenirs. L’occasion de croiser des chefs d’états, des ministres, des parlementaires, et de dévoiler le travail méticuleux nécessaire pour organiser ces journées de chasses présidentielles.

Les membres du Club participent également à l’écriture d’ouvrages sur la chasse. En 2016, ils ont prêté leur plume pour l’écriture d’un recueil d’histoires de chasses intitulé 50 ans. 50 histoires de chasse. Cette année, le Club prépare un Abécédaire cynégétique, de nouveau basé sur les textes des membres. Il est très important que ces derniers participent concrètement à la vie du Club.

Patrimoine vivant et arts plastiques

Depuis les origines du Club de la Chasse et de la Nature, l’art cynégétique et le patrimoine vivant sont célébrés à travers diverses initiatives. Férus d’art et collectionneurs, François et Jacqueline Sommer ont toujours accordé une grande place aux artistes. Le Club perpétue ce soutien aux créateurs en valorisant leur travail et leurs diverses propositions artistiques. Des colloques et des vernissages sont organisés tout au long de l’année.

Le Club collabore avec le Musée de la Chasse et de la Nature pour proposer des expositions temporaires plusieurs fois par an ayant pour thème le rapport entre l’homme et la nature. Des artistes contemporains peuvent ainsi explorer cette thématique et présenter un regard nouveau sur le monde sauvage. Sous une forme plus intime, le musée expose tout au long de l’année des œuvres réalisées par des « artistes invités » dans ses cabinets de curiosité. En ce moment, les photographies de Pauline Planchon sont accrochées dans la grande salle à manger. La jeune femme s’inspire du style des peintres du XVIIe siècle pour réaliser des natures mortes de chasse. Entre photographie et peinture, elle offre un nouveau regard sur la culture cynégétique et la science de l’animal. Toujours à l’affût des nouveaux talents, le Club avait décelé le savoir-faire du fondeur David de Gourcuff. Nouvellement promu lauréat Dialogues 2017 du Prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main, l’Auvergnat d’adoption avait réalisé en 2016 des bronzes anciens pour le Club.

A travers les différents arts visuels, tous les visages de la création contemporaine sont représentés. Outre la peinture et la sculpture, des projections, des installations et des performances scéniques sont aussi programmées régulièrement. Créé en 2017, le prix Beaux-arts Jeune artiste récompense le travail créatif et plastique de la nouvelle génération. Remis lors du salon d’Animal art Paris, il permet de faire connaître et d’encourager les artistes sensibles au monde animal. Le Club promeut également l’art ancien et le patrimoine culturel lié à l’histoire de la chasse. Le site memoiredesequipages.fr donne accès à des photographies, des peintures ou encore des cartes postales. L’art musical tient aussi une place de choix dans cette valorisation de l’art cynégétique. Le Club continue de perpétuer la musique cynégétique traditionnelle à travers des morceaux sonnés et des fantaisies rythmées par la trompe de chasse. La chorale du Club propose régulièrement des formations et donne des concerts ouverts au public.

Éthique scientifique et développement durable

Dans l’esprit de ses fondateurs, le Club de la Chasse et de la Nature promeut une gestion raisonnée des ressources naturelles. Il encourage les initiatives visant à sauvegarder le patrimoine naturel. Conscient des enjeux actuels, il est au fait des actualités et des recherches ayant pour objet la cynégétique. Depuis la création du Club par les époux Sommer, le monde sauvage et l’environnement ont connu des bouleversements. Afin de garantir la pérennité de la faune sauvage pour les générations à venir, il est primordial de se responsabiliser et de participer au développement durable.

Le Club suit avec la plus grande attention les recherches effectuées en faveur de la faune sauvage. Les études sur les habitats, les espèces de gibiers et l’équilibre naturel sont le sujet de nombreux débats et conférences. Le Club accueille au fil des mois des experts et des chercheurs dans sa salle de l’auditorium. Devant un auditoire attentionné, de nombreux sujets sont évoqués, permettant aux membres de s’informer et d’enrichir leurs connaissances. Les interventions sont souvent suivies d’un dîner afin de prolonger les débats. Par exemple, la dernière conférence sur « de la bécassine et son biotope » a été prolongée par un dîner autour de cet oiseau des marais.

Les réflexions éthiques autour de la cynégétique sont aussi au cœur des débats. Le Club invite régulièrement le docteur vétérinaire Philippe Chardonnet. Spécialiste de l’univers cynégétique, il nous fait l’honneur de sa présence lors de conférences sur la gestion et la protection de la faune sauvage. Les dérives génétiques appliquées au gibier sont notamment évoquées pendant ces exposés. Élément fédérateur du Club, la préservation de la biodiversité passe aussi par des formations dédiées aux membres : notre institut cynégétique de Belval dans les Ardennes accueille des groupes pour se former sur le sanglier, le chevreuil ou le cerf. Des associations extérieures bénéficient également de notre institut, telles que l’Office Nationale de la Chasse et de la Faune Sauvage. Comme le souhaitait François Sommer, la chasse sportive n’empêche pas une véritable réflexion éthique dans le but de respecter la nature et les espèces animales.

Bonnes pratiques du Club de la chasse et de la nature et respect d’autrui

Avec ses 850 membres, le Club de la Chasse et de la Nature ouvre ses portes à des nouveaux venus. Lors de sa création, François Sommer avait mis un point d’honneur à rendre accessible aux plus jeunes ce cercle privé. Aujourd’hui, de plus en plus de futurs chasseurs rejoignent la maison dans le marais. Guidés par les plus anciens, ils signent une charte prônant le respect de la nature, de la biodiversité, ainsi que la passation des bonnes pratiques cynégétiques. Les relations humaines et le comportement exemplaire des chasseurs font partie des valeurs du Club. Nous organisons également des réunions de sensibilisation aux enjeux contemporains afin de penser l’art cynégétique par le prisme de l’environnement et de l’économie. Autour de manifestations culturelles, nous favorisons une approche originale pour insérer la chasse au monde contemporain souvent complexe.

Activité ancestrale et conviviale, la chasse sportive s’accompagne de principes afin de préserver la faune sauvage et de garantir une bonne entente entre les chasseurs et les amoureux de la nature. Le Club encourage chaque membre à pratiquer la chasse dans le respect de l’animal chassé et d’autrui : il se doit d’être raisonnable, conscient et engagé vis-à-vis d’une chasse durable. Dépositaire de l’harmonie entre l’homme et le monde sauvage, il renforce ses connaissances dans les sciences de la nature. A l’image des fondateurs du Club, chacun des membres affirme son humanisme et son ouverture à l’autre.
Les bonnes pratiques sont aussi mises en avant lors de formations dispensées par l’école de chasse de Belval. Appartenant à la Fondation François Sommer, cette école est implantée sur le domaine ardennais du même nom. Elle a la lourde mission de transmettre un savoir, des valeurs et de promouvoir les bonnes pratiques cynégétiques. Ouverte à l’ensemble des chasseurs et aux futures générations, l’école propose tout au long de l’année des stages de perfectionnement, de gestion des ressources naturelles et de gestion des territoires. Les formateurs, passionnés du monde animal, partagent leur savoir-faire et dispensent les élèves de conseils avisés pour préserver la faune et ses habitats. Le Club propose de nombreuses activités dans les domaines du tir et de la chasse. Des sessions de Cinématir sont organisées régulièrement, ainsi que des sessions de préparation au permis de grand gibier.